NOTRE HISTOIRE

Une histoire de plus de 65 ans 

Dans l’immédiat après-guerre la Charente-Maritime accuse un sérieux retard dans l’alimentation en eau des communes rurales, malgré des ressources abondantes. En 1952, sous l’autorité d’André DULIN, le Conseil Général crée le « Syndicat d’Adduction et de Distribution d’eau potable de la Charente-Maritime », présidé par le sénateur Lucien GRAND.

C’est ainsi qu’est née « la péréquation des charges d’adduction d’eau » que le président Lucien GRAND qualifie dans un rapport de 1979 de « solution élégante et efficace ». 

Alors que l’eau du robinet est réservée aux citadins, le Département décide de favoriser l’alimentation des communes rurales en apportant un soutien financier aux dépenses d’investissement. Les charges d’emprunt des collectivités sont portées par la péréquation qui conduit à l’unicité du tarif de la redevance syndicale. 

Parallèlement à la création du Syndicat, se posera la question de l’exploitation de ces nouvelles infrastructures, notamment, pour les territoires ruraux. Une régie syndicale d’exploitation, la RESE, est créée en 1954. Elle assurera en priorité l’exploitation du service d’eau des communes rurales en respectant les mêmes principes de solidarité et de tarif unique. 

En 1980, la desserte des syndicats d’Aujac-Authon Ebéon et de St Hippolyte-La Vallée, clôture l’adduction d’eau des communes rurales en Charente-Maritime. Elles sont alimentées par des ressources locales peu profondes (nappes phréatiques) ou par des résurgences à forte production comme celles du bord de Gironde. Plus de 150 points de prélèvement sont utilisés à cette époque. 

Le Syndicat des Eaux atteint alors son régime de croisière avec 462 communes adhérentes sur les 472 du département. 

Une évolution constante 

Au fil des années, il s’est déployé sur le département et a par la même occasion étoffé ses compétences. 

  • De 1952 à 1980, construction des grandes infrastructures de production et de transport d’eau potable (usines, forages, conduites d’adduction) et desserte en eau des communes (châteaux d’eau et réseaux de distribution). 
  • A partir de 1972 : construction des réseaux d’assainissement et des stations d’épuration pour lutter contre la pollution domestique et protéger les espaces naturels sensibles. 
  • Années 80 : fiabilisation des réseaux d’eau potable et réalisation des premières interconnexions. Lutte contre la pollution par les nitrates et traitement des eaux de la Charente par l’usine de St Hippolyte. 
  • Années 90 : amélioration progressive de la qualité de l’eau grâce à de nouvelles ressources souterraines ; début du renouvellement des réseaux d’eau potable. 
  • Années 2000 : création du service assainissement non collectif. 

Quelle gouvernance ?  

Eau 17 est une structure intercommunale publique qui gère des services publics : 

  • Eau potable (460 communes adhérentes, 320000 abonnés)
  • Assainissement collectif (398 communes adhérentes, 120000 abonnés)
  • Assainissement non collectif (401 communes adhérentes, 80000 installations) 

Les adhésions sont « à la carte » pour une ou plusieurs compétences. 

Le comité syndical est composé de délégués désignés par les communes membres. Ce comité vote les budgets, les tarifs, les grandes orientations stratégiques et financières et valide les comptes administratifs. 

Eau 17 est en pleine responsabilité devant ses membres adhérents et devant les usagers, aussi bien sur la qualité du service, la prospective patrimoniale, la sécurité sanitaire, le contrôle des performances d’exploitation des compagnies fermières et de la RESE, que sur la maitrise des tarifs. 

Le bureau est composé de 27 membres représentant tous les territoires du département. Il est l’organe exécutif. 

Comment sont répartis les rôles ? 

Pour le compte de ses membres, Eau 17 réalise tous les investissements de production, de transport, de protection des ressources, de distribution de l’eau, les réseaux d’assainissement et les stations d’épuration. Il contrôle également les assainissements individuels. 

Il finance le renouvellement des réseaux vétustes et la réhabilitation des ouvrages de génie civil. 

La gestion quotidienne du service est confiée à un exploitant. Selon le choix des élus locaux, ce peut être la RESE, régie d’Eau 17 ou des entreprises privées (SAUR,CER,VÉOLIA, AGUR,…). 

Depuis le mois d’avril 2019, le Syndicat des eaux de la Charente-Maritime est devenu Eau 17.