Engagée fin 2025, la construction du château d’eau de Breuillet constitue la première étape d’un programme d’investissement d’environ 20 millions d’euros porté par Eau 17 pour renforcer durablement l’alimentation en eau potable de la CARA. Sur place, les élus ont pu constater l’avancement du chantier, désormais entré dans sa phase de génie civil, après l’achèvement en mars 2026 de la première étape de raccordement au réseau.
Implanté sur un point haut de la presqu’île d’Arvert, le château d’eau est réalisé selon une technique de coffrage glissant. Ce procédé est mis en œuvre par l’entreprise Eiffage, en partenariat avec la société autrichienne Gleitbau, reconnue pour son expertise dans ce domaine.
La construction s’effectue en continu, 24h/24, grâce à un coffrage mobile progressant par élévation, actionné par des vérins hydrauliques.
Le futur équipement comprendra un château d’eau d’une capacité de 1 000 m3, associé à un réservoir de stockage d’eau potable au sol de 1 500 m3. Il contribuera à sécuriser les communes du secteur des Rives de la Seudre, notamment Arvert, Breuillet, Chaillevette, Étaules, La Tremblade, L’Éguille, Les Mathes, Mornac-sur-Seudre, Saint-Augustin et Saint-Sulpice-de-Royan. En cas de besoin, l’ouvrage pourra également participer à l’alimentation d’autres secteurs de la CARA grâce à l’interconnexion des réseaux.
Les travaux de génie civil ont débuté en juin 2026 pour une durée d’environ 18 mois. La mise en service est prévue fin 2027. L’exploitation et la production seront opérées par la régie publique d’Eau 17, la RESE.
Le projet de Breuillet s’inscrit dans la démarche prospective « L’Eau du futur », qui anticipe les effets du changement climatique et les évolutions des besoins sur le territoire. Eau 17 agit déjà pour garantir la continuité du service public d’eau potable et préserver la ressource, dans un contexte où les équilibres de production et de consommation pourraient devenir plus tendus à l’horizon 2050.
Avec ce nouvel ouvrage, Eau 17 renforce sa capacité à mutualiser les ressources, sécuriser les transferts entre les secteurs de Royan et de la presqu’île d’Arvert, et accompagner durablement les usages du territoire. Cette opération est intégrée dans un ensemble plus large comprenant également les projets de Saujon, Le Chay et Médis.
Ce chantier représente un investissement global de plus de 8,1 millions d’euros, incluant les études, la maîtrise d’œuvre et les acquisitions foncières. Les travaux sont financés par Eau 17 et l’Agence de l’eau Adour-Garonne.